Le 28 mai 1787, Leopold, le père de Wolfgang, mourait à Salzbourg, des suites d'une maladie. La relation père-fils n'était pas des plus harmonieuses ces dernières années. Le père espérait conserver son fils sous sa tutelle alors que le fils aspirait à un plus large horizon. Cela n'empêcha pas Mozart d'être touché par le départ de celui qui fut son premier idole.

En 1787, Beethoven avait seize ans et considérait Mozart comme un grand maître de la musique. Lors de son séjour, à Vienne, il reçut quelques leçons de Wolfgang qui n'aurait pas perçu en lui un futur génie de la musique. L'élève fut déçu de sa rencontre.
« On se trompe en général quand on dit que mon art m'a été facile à acquérir. Je vous assure, mon cher ami, que personne n'a eu autant de mal que moi à étudier la composition. Il ne serait pas facile de trouver un maître célèbre en musique que je n'aie étudié avec application, et souvent étudié à plusieurs reprises, d'un bout à l'autre. »
Mozart, cité par Niemtschek
« Jamais encore on n'avait vu le théâtre si plein de monde, jamais un ravissement aussi puissant et unanime que celui éveillé par son jeu divin. Nous ne savions, en effet, ce que nous devions le plus admirer : de sa composition extraordinaire ou de son jeu extraordinaire. L'un et l'autre firent sur nos âmes une impression d'ensemble semblable à un charme suave. »
Niemtschek
L'opéra Don Giovanni raconte les derniers exploits d'un noble séducteur sans scrupule qui réussit à esquiver la vengeance des gens qu'il a trompés et se trouve aux prises avec la statue d'un gigantesque chevalier venu d'outre-tombe pour le juger avant de l'escorter en enfer :
E son venuto !
Fait intéressant, l'oeuvre fut qualifiée par Mozart d'opera-buffa, par le librettiste Da Ponte de dramma giocoso et, selon les affiches publicitaires à Vienne, de Singspiel.
« Je suis tellement épris de la musique du Don Juan que, dans le moment même où je vous écris je voudrais pleurer d'émotion et de fièvre... Par son intermédiaire j'ai pénétré dans cette région de la beauté artistique où ne résident que les génies... Que j'aie consacré ma vie à la musique, c'est à Mozart que je le dois. »
Tchaïkovski
| K.46 | Transcription pour quintette à cordes No 1 de la sérénade, K.361, en Si Bémol Majeur (authenticité très douteuse) |
| K.298 | Quatuor pour flûte et cordes en La Majeur |
| K.406 | Transcription pour quintette à cordes No 3 de la sérénade, K.388, en Ut Mineur |
| K.511 | Rondo pour piano en La Mineur |
| K.512 | Récitatif : "Alcandro, lo Confesso..." en Ut Majeur et aria : "Non so d'Onde Viene...", en Fa Majeur pour basse |
| K.513 | Aria pour basse : "Mentre ti Lascio, o Figlia...", en Mi Bémol Majeur |
| K.514 | Rondo pour cor et orchestre en Ré Majeur |
| K.514a | Début inachevé d'un quintette à cordes en Si Bémol Majeur |
| K.515 | Quintette à cordes No 4 en Ut Majeur |
| K.516 | Quintette à cordes No 5 en Sol Mineur |
| K.517 | "Die Alte" (la vieille femme), Lied en Mi Mineur |
| K.518 | "Die Verschweigung" (la cachotterie), Lied en Fa Majeur |
| K.519 | "Das Lied der Trennung" (le chant de la séparation), en Fa Mineur |
| K.520 | "Als Luise die Briefe Ihres Ungetreuen Liebhabers Verbrannte" (Quand Louise brûla les lettres de son infidèle amant), Lied en Ut Mineur |
| K.521 | Sonate pour piano à quatre mains en Ut Majeur |
| K.522 | "Ein Musikalischer Spass" (une plaisanterie musicale), Divertimento en Fa Majeur pour quatuor à cordes et deux cors |
| K.523 | "Abendempfindung, an Laura" (impression crépusculaire, pour Laura), Lied en Fa Majeur |
| K.524 | "An Chloe", Lied en Mi Bémol Majeur |
| K.525 | Sérénade No 13 "Eine Kleine Nachtmusik" (une petite musique de nuit), pour deux violons, alto, violoncelle et contrebasse, en Sol Majeur |
| K.526 | Sonate pour piano et violon No 42 en La Majeur |
| K.527 | "Don Giovanni, Ossia : il Dissoluto Punito" (Don Juan, ou le châtiment du débauché), opera-buffa |
| K.528 | Scène dramatique pour soprano - pour Josepha Duschek : Récitatif "Bella mia Fiamma...", en Mi Mineur, et aria "Resta, o Cara...", en Ut Majeur |
| K.529 | "Des Kleinen Friedrichs Geburtstag" (l'anniversaire du petit Frédéric), Lied en Fa Majeur |
| K.530 | "Das Traumbild" (la vision de rêve), Lied en Mi Bémol Majeur |
| K.531 | "Die Kleine Spinnerin" (la petite fileuse), Lied en Ut Majeur |
« Comme la mort (pour la prendre exactement) est le vrai but de notre vie, je me suis, depuis quelques années, tellement familiarisé avec cette véritable et excellente amie de l'homme que son visage, non seulement n'a plus rien d'effrayant pour moi, mais m'est très apaisant et très consolant ! Et je remercie mon Dieu de m'avoir accordé le bonheur de saisir l'occasion (vous me comprenez) d'apprendre à la connaître comme la clef de notre vraie félicité. - Je ne me couche jamais le soir, sans réfléchir que, le lendemain peut-être (si jeune que je sois), je ne serai plus là - et pourtant, personne de tous ceux qui me connaissent ne peut dire que je sois chagrin ou triste dans ma fréquentation. »
Mozart à son père malade