Le premier et véritable amour de Wolfgang fut Aloysia. Pourtant, le dimanche, 4 août, c'est sa soeur, Constance, qu'il maria. Aloysia épousa Joseph Lange, un peintre qui réalisa un des plus beaux portraits (quoique inachevé) de Wolfgang.
« Je voudrais avoir tout ce qui est bon, pur et beau ! D'où vient donc que ceux qui ne sont pas en situation de le faire voudraient tout dépenser pour ces belles choses, et que ceux qui le seraient ne le font pas ? »
Mozart, 28 septembre

Du temps de Mozart, seuls les nobles et les bien nantis pouvaient jouir de la musique. Mozart la rendit accessible en organisant une série de concerts publics.
Avec l'Enlèvement au Sérail, Mozart créait le premier opéra allemand, ce qui lui valut une mince compensation monétaire de quelques centaines de florins.
« Mozart accompagnait ; Swieten, Starzer et moi, nous chantions. J'appris alors comment on doit jouer des partitions. Qui n'a pas entendu Mozart jouer une partition de Haendel à 16 voix et plus, chanter lui-même et, en même temps, venir au secours de ceux qui faisaient des fautes, ne connaît pas Mozart, car il est encore plus admirable en cela que dans ses compositions. »
Joseph Weigl, Autobiographie
« La colère d'Osmin tournera au comique, parce que j'y emploie la musique turque. ... sa colère augmente toujours, alors qu'on croit que l'air va finir - l'allegro assai, qui est dans une toute autre mesure et un autre ton - doit faire juste le meilleur effet. Car l'homme qui se trouve dans une aussi violente colère excède toute règle, toute mesure, toute borne ; il ne se connaît plus. - Et il faut qu'elle aussi, la musique, ne se connaisse plus. Mais comme les passions, violentes ou non, ne doivent jamais être exprimées jusqu'à exciter le dégoût, et comme la musique, même dans la situation la plus terrible, ne doit jamais offenser l'oreille, mais pourtant, là encore, la charmer, et donc rester toujours de la musique, je n'ai pas choisi ici un ton étranger à celui de FA (qui est le ton de l'air), mais un ton apparenté : non le plus voisin, ré mineur, mais le plus éloigné, la mineur. »
Mozart, 26 septembre
| K.382 | Nouveau Finale pour le Concerto No 5 pour piano en Ré Majeur, K.175, de décembre 1773 |
| K.383 | Air pour soprano : "Nehmt Meinen Dank..." en Sol Majeur |
| K.384 | "Belmonte und Konstanze, oder : Die Entführung aus dem Serail" (L'Enlèvement au Sérail), singspiel |
| K.385 | Symphonie No 35 "Haffner" en Ré Majeur (Sérénade No 2 "Haffner") |
| K.386 | Rondo destiné à remplacer le finale du concerto précédent, puis abandonné |
| K.387 | Quatuor à cordes No 14 en Sol Majeur - Premier des six quatuors dédiés à Joseph Haydn |
| K.388 | Sérénade No 12 en Ut Mineur |
| K.394 | Prélude et fugue pour piano en Ut Majeur |
| K.396 | Adagio (fantaisie) pour piano en Ut Mineur (conçu d'abord pour piano et violon, et inachevé par ailleurs) |
| K.397 | Fantaisie pour piano en Ré Mineur |
| K.399 | Suite pour piano en Ut Majeur |
| K.402 | Sonate pour piano et violon No 37 en La Majeur |
| K.403 | Sonate pour piano et violon No 38 en Ut Majeur |
| K.404 | Sonate pour piano et violon No 39 en Ut Majeur |
| K.404a | Quatre préludes pour trio à cordes, pour accompagner des fugues de Jean-Sébastien et Wilhelm-Friedemann Bach |
| K.405 | Adaptation de cinq fugues de Jean-Sébastien Bach pour quatuor à cordes |
| K.407 | Quintette pour cor et cordes en Mi Bémol Majeur |
| K.408 | No 2 Marche en Ré Majeur, pour accompagner la sérénade |
| K.412 | Allegro initial d'un concerto pour cor No 1 en Ré Majeur |
| K.413 | Concerto pour piano No 11 en Fa Majeur |
| K.414 | Concerto pour piano No 12 en La Majeur |
| K.415 | Concerto pour piano No 13 en Ut Majeur |
| K.427 | Messe solennelle No 16 en Ut Mineur |
| K.440 | Aria (inachevée) pour soprano, en Ut Majeur : "In te Spero, o Sposo Amato..." |
« Tous les efforts que nous faisions pour parvenir à exprimer le fond même des choses devinrent vains au lendemain de l'apparition de Mozart. - L'Enlèvement au Sérail nous dominait tous. »
Goethe
« Trop de notes, mon cher Mozart »
Joseph II
« Sire, pas une de trop ! »
Mozart
« Pour obtenir le succès, il faut écrire des choses si compréhensibles qu'un fiacre pourrait les chanter ensuite, ou bien, si incompréhensibles qu'elles plaisent tout justement parce qu'aucune créature raisonnable ne peut pas les comprendre. »
Mozart, 28 décembre 1782
