Horizon perdu

Préambule

Il fut une ère au cours de laquelle l'occidental éveillé considérait le Tibet comme un paradis terrestre où vivaient des moines détenant le secret de la vie éternelle.

Contexte

Au début du XXe siècle, le sionisme s'imposait en Palestine, le fascisme montait en Europe, l'Amérique était sous le coup d'une grave crise économique et Gandhi oeuvrait pour libérer son peuple de l'occupation britannique.

Pendant ce temps, la Chine luttait contre les trafiquants étrangers, les révoltes internes, la famine et les invasions japonaises. Ici et là, en territoire chinois, Britanniques, Américains et Soviétiques avaient établi leurs commerces, leurs chemins de fer, leurs armées, leurs avions, leur religion, leurs cultures. La révolution chinoise menée par des paysans changerait la donne pour plusieurs décennies...

Synopsis

En 1933, lors de l'évacuation des citoyens occidentaux des territoires chinois, l'avion d'un diplomate britannique est détourné vers les sommets himalayens et s'écrase dans les neiges éternelles. Destinés à une mort certaine, les passagers sont guidés vers Shangri-La (passage de montagne Shangri), un paradis terrestre hors du temps et de l'espace.

En 1937, Frank Capra donnait vie à la nouvelle de James Hilton, Lost Horizon, figurant les premiers balbutiements mis en images par l'Occident sur une avenue de libération de l'être distincte de l'approche eschatologique inhérente aux religions monothéistes.

Il s'agit certes, d'une vision naïve du Tibet, antérieure à celle que nous a fait découvrir le dalaï-lama et les moines tibétains car l'oasis de ceux-ci fut probablement moins paradisiaque que celui de Capra. Néanmoins, ce film traduit une recherche susceptible de combler un déficit de croyance qui devait s'amorcer autour du début du siècle dernier et qui n'a cessé de croître depuis.