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Nos ancêtres les hominidés

 
Nos ancêtres les hominidés

Cependant, en y regardant de plus près, ils constateraient que le bitume alimente de gigantesques flammes, ce qui les effraierait en premier lieu jusqu’à ce qu’ils réalisent toute la puissance de cette mélasse minérale puante.

Nos ancêtres les hominidés qui peuplent nos magnifiques bouquins encyclopédiques, passeraient sans doute de longs moments à observer leurs progénitures s’entretuer autour de misérables nappes de bitume. Ils n’y distingueraient pas a priori de signe évolutif, eux qui se battaient pour une étincelle de feu qui leur procurait lumière et chaleur.

Cependant, en y regardant de plus près, ils constateraient que le bitume alimente de gigantesques flammes, ce qui les effraierait en premier lieu jusqu’à ce qu’ils réalisent toute la puissance de cette mélasse minérale puante.

Ils comprendraient que grâce à elle, leurs filiations aient pu construire de gigantesques radeaux, d’énormes oiseaux de métal ainsi que des serpents sur roues de fer et des huttes sur quatre roues qui leur permettent de traverser mers et mondes en moins de temps que ne met le soleil pour franchir deux fois le même horizon.

Eux qui connaissaient le froid et la faim s’émerveilleraient devant l’opulence dans laquelle nagent leurs progénitures. Les mères d’alors comprendraient facilement que les mères d’aujourd’hui dorlotent leurs rejetons avec autant d’affection qu’elles en offraient aux leurs. Les pères d’alors par contre, auraient du mal à s’expliquer comment les hommes d’aujourd’hui peuvent tuer et mutiler leurs semblables.

Ils ignoraient sans doute que beaucoup plus tard, très longtemps après eux, l’évolution de leur espèce l’autoriserait à massacrer ses congénères au nom d’un dieu craint par ceux qui l’entendent car il a toujours précédé les pires horreurs.

Pourtant, l’amour fut à l’origine de la création des espèces, fut-elle évolutive ou créationiste, sa conception nécessita la bonne dose de cet élixir qui fait défaut sur notre planète dont l’expansion de la haine déborde de par trop les limites de la coupe de la vie.