Cosaques pressés

 
Montmartre sous la pluie n’a rien à voir avec la même butte sous le soleil. Les touristes y circulent en nombre réduit et seuls quelques artistes étalent leurs chevalets sur la place du Tertre. Les pavés ruisselants aux odeurs révélées, les auvents aux couleurs détrempées, l’absence de la foule habituelle, redonnent au quartier un air d’autrefois où les spectres de Piaf, Corot, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Pissarro et d’Aristide Bruant s’y promènent en rigolant.

Quelques artistes à la recherche d’euros pour arrondir leurs fins de mois les côtoient.

Durant ces moments grisâtres, les bistros semi-déserts aux terrasses ouvertes sur la place se racontent. On croirait même entendre les Cosaques chez la Mère Catherine lancer leur « Bistro ! Bistro ! » (rapide en russe) afin d’accélérer le service.

Cosaques du Caucase

Ambiance sonore

Démarrez la vidéo ci-contre pour entendre la bande son associée à Paris, Montmartre, à ses bistros.

 

Lexique

Bruant, Aristide
Aristide Bruant était la tête d’affiche du cabaret parisien le Chat noir. Il chantait en argot d’une voix puissante et rauque. Il écrivait ce qu’il chantait. On l’aimait. Mieux que des mots, la vidéo ci-contre le présente en sons, images et musique. On le dit créateur de la chanson réaliste. C’est donc l’ancêtre de plusieurs chansonniers. Lors de l’ouverture de son café le Mirliton, il engueule les quelques clients qui s’y présentent. Ils ont aimé. Il a fait son image de marque.

Corot, Jean-Baptiste
Grand voyageur, Corot a su transmettre à ses peintures de paysage, cet élan de douceur champêtre qui nous invite à s’y arrêter et se reposer tranquillement, béatement.

Célèbre de son vivant, il a pu explorer et transposer sur la toile ce que son regard a perçu de l’éternité de ses authentiques moments présents.


Cosaques
D’origine turco-tatare, un kazak (Cosaque) est un homme libre qui vivait en communautés semi-nomades au nord de la mer Noire et du massif caucasien. Ils furent enrôlés par le gouvernement tsariste pour combattre les troupes napoléoniennes lors de la campagne de Russie (1812-1813). Ci-contre, des artistes cosaques du présent.

Montmartre
La légende raconte que le premier évêque de Paris, saint Denis fut martyrisé et décapité sur la butte Montmartre (mont des martyrs) au IIIe siècle de notre ère.

Située dans le XVIIIe arrondissement de Paris, la butte surplombe la ville du haut de ses 130 mètres d’où elle accueille de nombreux visiteurs.


Piaf, Édith
La môme Piaf chantait Mon légionnaire, la Vie en rose, les Trois Cloches et tellement d’autres chansons inoubliables.

Sa générosité. Sa petite silhouette noire et sa voix profondément près de ses sentiments restera dans les mémoires très longtemps.

Voici l’unique, la véritable Piaf et sa voix extraordinairement intense.


Pissarro, Camille
Pissarro, c’est l’impressionnisme avant l’heure dont il ignore encore les minutes.

Le voici s’exprimer : « Nous ne demandons pas mieux que d’être classiques, mais en le trouvant par notre propre sensation, oh! que c’est différent ! ».

Il nous laisse en héritage ces clichés temporels du début d’une nouvelle ère qu’il a ensemencée.


Toulouse-Lautrec, Henri de
Henri de Toulouse-Lautrec était fils de comte.

Il zézayait. Il avait les jambes trop courtes. Son physique était plutôt éloigné de l’image du grand séducteur qu’il aurait aimé être.

Il s’est lancé à corps perdu dans ses toiles à travers lesquelles il a exprimé ce que ses mots dits d’alors ne pouvaient être compris.


Van Gogh, Vincent
Peintre hollandais post-impressionniste, précurseur de l’expressionniste et des fauves.

Ses toiles, empreintes de mouvements et de couleurs vibrantes, suscitent de nos jours, un vif intérêt chez les négociants d’oeuvres d’art.

Vincent était très proche de son frère Théodore.