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un combat de loups
Don Quichotte, héros de 400 ans
Sous le soleil de Paris...
Créer un blog sur ASP.NET
origano, origanos et Aristote
Einstein et la relativité
Windows XP SP2 - c'est OK !
La mort, une amie ?
la colère éternelle
bagdag - ses mille et une nuits...
la projection de la lumière
le constat
nos ancêtres les hominidés
la première mère
la Terre, notre hôte
::  20060127  ::  
un combat de loups
L'un de mes récents courriels reçus contenait à peu près ceci :

« Un soir, un vieil homme fait part à son petit-fils d'une bataille qui se déroule à l'intérieur de lui-même.

Mon fils, ce combat est entre deux loups forts.

Le premier loup, mauvais, est plein de colère, d'envie, de peine, de regrets, d'avidité, d'arrogance, d'apitoiement sur lui-même, de culpabilité, de ressentiment intérieur, de mensonges, de fausse fierté, de supériorité et d'égocentrisme.

Le second loup, bon, est rempli de joie, de paix, d'amour, d'espoir, de sérénité, d'humilité, de gentillesse, de bienveillance, d'empathie, de générosité, de vérité, de compassion et de foi. »

Le petit-fils légèrement désorienté pense pour une minute et demande à son grand-père :

- Quel est donc celui qui gagne ?

L'homme répond simplement :

- Celui que je nourris !

Auteur inconnu

NDLR : Si vous déteniez des informations quant à son origine, vous seriez aimables de me les communiquer.
:: Zoé  00:48  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20051102  ::  
Don Quichotte, héros de 400 ans
En 2005, l'Espagne célèbre le quatrième centenaire du « Don Quichotte de la Mancha » de Miguel Cervantès. Il s'agit d'un événement digne de commémoration puisque ce roman fut le premier best-seller de la littérature et demeure l'œuvre littéraire espagnole la mieux connue à l'étranger. Diverses expositions et éditions spéciales de Don Quichotte sont à l'honneur sur le sol espagnol et ailleurs.

L'histoire de cette œuvre et, par incidence, de son auteur, a de quoi donner un brin d'espoir à plusieurs écrivains fauchés et désoeuvrés. En effet, alors que l'humanité chrétienne se remettait des croisades et tremblait désormais sous le joug de l'Inquisition, alors que – malgré Copernic – le soleil tournait encore autour de la Terre, du fond de son cachot andalousien, Miguel de Cervantès Saavedra donnait vie à Don Quichotte de la Mancha.

Ce faisant, il remettait, en quelque sorte, les pendules littéraires - pro-chevaleresques - à l'heure : Don Quichotte (ou don Quijote ou don Quixote en Espagnol), le célèbre hidalgo de son roman, monté sur son destrier Rossinante et armé de sa lance, combattait les géants immobiles aux grands bras menaçants, ignorant qu'il s'agissait de fabrications humaines actionnées par le vent.

Extrait du Don Quichotte de Cervantès, 1605 :
...il donne de l’éperon à son cheval Rossinante, sans prendre garde aux avis de son écuyer Sancho, qui lui criait qu’à coup sûr c’étaient des moulins à vent et non des géants qu’il allait attaquer. Pour lui, il s’était si bien mis dans la tête que c’étaient des géants, que non-seulement il n’entendait point les cris de son écuyer Sancho, mais qu’il ne parvenait pas, même en approchant tout près, à reconnaître la vérité. Au contraire, et tout en courant, il disait à grands cris :

« Ne fuyez pas, lâches et viles créatures, c’est un seul chevalier qui vous attaque. »

Un peu de vent s’étant alors levé, les grandes ailes commencèrent à se mouvoir ; ce que voyant don Quichotte, il s’écria :

« Quand même vous remueriez plus de bras que le géant Briarée, vous allez me le payer. »

En disant ces mots, il se recommande du profond de son cœur à sa dame Dulcinée, la priant de le secourir en un tel péril ; puis, bien couvert de son écu, et la lance en arrêt, il se précipite, au plus grand galop de Rossinante, contre le premier moulin qui se trouvait devant lui ; mais, au moment où il perçait l’aile d’un grand coup de lance, le vent la chasse avec tant de furie qu’elle met la lance en pièces, et qu’elle emporte après elle le cheval et le chevalier, qui s’en alla rouler sur la poussière en fort mauvais état.


Source : Ebooks Libres & Gratuits

En 1615, un an avant de mourir, Cervantès publiait la seconde partie de Don Quichotte dans laquelle son héros réalisait l'inutilité d'attaquer des machines dépourvues d'âme. Ces deux romans figurent parmi les chef-d'œuvres de la littérature.

Humaniste et amateur de littérature et de théâtre, Cervantès collectait des impôts pour survivre avant d'être jeté en prison. Ce n'est qu'en 1605, âgé de cinquante-sept ans, qu'il publiait une œuvre qui allait bientôt lui assurer gloire et notoriété pour les siècles à venir : Don Quichotte de la Mancha.

De nos jours, le portrait de Miguel Cervantès est gravé sur les pièces de 10, 20 et de 50 centimes d'euro espagnol alors que son œuvre est distribuée à des milliers d'exemplaires sur tous les continents. Oeuvre et auteur sont immortalisés sous différentes formes. À l'occasion de ses quatre cents ans, don Quichotte figure sur les pièces de 2 euros espagnols, il est l'objet de plusieurs expositions, spectacles, etc. De nombreux sites leur sont consacrés dont un reportage photographique réalisé dans la Mancha par Stephan Ferry qui nous invite à visiter la région de même que la prison dans laquelle Cervantès a réalisé son chef-d'œuvre. Wikipedia lui a même consacré une page entière.
:: Zoé  15:50  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20050626  ::  
Sous le soleil de Paris...
Paris est maintenant visible dans les images satellite de Google Map :

- Musée du Louvre ;
- Cathédrale Notre-Dame ;
- L'Arc de Triomphe ;
- Place de la Concorde ;
- Parc du Champ de Mars et sa célèbre tour... ;
- Montmartre (La Brasserie des Deux Moulins est au milieu de la carte - ne voit-on pas Amélie au zinc ?) ;
- Arrondissement où est localisé notre pied-à-terre (rue Casimir Delavigne, près du théâtre de l'Odéon et des Jardins du Luxembourg).

Si Google Map est nouveau pour vous, savoir qu'on peut se déplacer dans la carte en gardant pressé le bouton de la souris (bouton gauche sous Windows) .

L'atlas des rues n'est pas encore activé mais ça ne devrait tarder.
:: Zeus  17:30  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20050624  ::  
Créer un blog sur ASP.NET
Ce site fera peau neuve d'ici quelques mois (2 ou 3 ?) afin de le rendre davantage conforme aux diverses normes d'accessibilité et de présentation. Dans l'esprit du temps, l'opportunité sera également saisie afin de procéder à un redesign complet de nos pages. Si la transcription de nos états d'âme s'effectue de façon irrégulière c'est bien parce que notre véhicule de communication, c'est-à-dire le système de blog qui a cours sur le site d'origaNo ne répond plus à nos besoins. Et c'est assurément cet aspect du site qui sera radicalement nouveau afin de mettre davantage au premier plan nos spleens, nos emballements ou nos constats sur divers événements d'actualité. Mais des obstacles se présentent...

Pour ce faire, évitons de réinventer la roue et considérons l'utilisation de systèmes de blog populaires et flexibles : Movable Type et WordPress sont nos premiers candidats. Peine perdue car ces systèmes sont difficilement compatibles avec le couple Windows 2003 Server/IIS de Microsoft sur lequel repose le site actuel. MySQL, Perl ou PHP sont en effet des étrangers dans cet univers d'ASP.NET...

Cherchons alors des outils natifs à la plate-forme ASP.NET pour bloguer. Blog Software Breakdown est un bon début pour faire ses courses mais offre, malheureusement, le constat abyssal que les outils pour bloguer sur ASP.NET sont rarissimes. Mais la route ne pouvant s'arrêter ainsi, nous trouvons autrement des systèmes ASP.NET moins connus tels Community Server et dasBlog. Ces deux solutions semblent acceptables mais ne sont pas suffisamment conformes aux normes courantes xhtml et css. Au besoin, une brève tournée vers des sites comme CSSVault, Stylegala, CSS Beauty ou le classique Zen Garden vous renseignera sur ce que nous entendons par concepts d'accessibilité.

Le système Blogger de Google est un candidat sérieux sur notre courte liste. Bien qu'il épouse une sémantique xhtml correcte, il est rejeté car le système de commentaires est en inadéquation avec le prochain design d'origaNo et surtout parce qu'on ne peut assigner de catégories aux billets ou entrées de journal.

Quel système sera alors retenu pour origaNo ?

En deux mots, ce sera le système origaNo. Nous réinventons la roue. Caprices de designers et besoin de fonctionnalités distinctes auront justifié ce choix... Bref, la nouvelle mouture d'origaNo nous coûtera quelques semaines supplémentaires pour ce choix. ASP.NET est vraiment merveilleux comme outil de développement. Sérieusement.

Néanmoins, sur l'autoroute du net où PHP, MySQL, Perl et Python roulent allègrement avec des outils de plus en plus conviviaux, utiliser ASP.NET c'est souvent entendre « ...l'engin est ce qu'il y a de mieux sur le marché. Trouvez un moteur capable de révolutionner à 18 000 tours/minute ! Ah oui, j'oubliais, la voiture ne roule pas dans cette version, c'est prévu pour 2007 lorsque la nouvelle essence ESX, version 4.007.98976.01 bêta 7, sera distribuée... Vous signez ici, oui c'est ça... » (soupir).
:: Zeus  16:33  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20050214  ::  
origano, origanos et Aristote
En –347 au centre du monde, à Athènes, Platon, le fondateur de la première académie rend l'âme. Parmi les prétendants au poste de contrôle de la grande institution, Aristote, 37 ans, qui a, dit-on, surpassé son maître à bien des égards, s'embarque pour la Perse avant de revenir sur les terres grecques où il pose son balluchon sur l'île enchanteresse de Lesbos, à quelques kilomètres des côtes d'Asie Mineure.

Parmi ces coteaux garnis d'oliviers, de vignes, d'arbres fruitiers et de fleurs sauvages arrosés des vagues de la mer Égée, allait naître une œuvre remarquable de l'un des plus célèbres maîtres de la Grèce : l'histoire des animaux, une vaste encyclopédie de dix volumes, rassemblant les connaissances de l'époque ainsi que les observations d'Aristote sur les mœurs animales. L'œuvre connaîtra un immense succès et sera traduite en latin, en hébreu et en arabe.

« La nature ne fait rien en vain ni de superflu », écrira-t-il. Ainsi en est-il de cette petite plante sauvage aux pétales rosés, soudés comme des lèvres ouvertes qui se multiplie dans les prés et qui semble faire sourire les collines. Cette plante qu'on surnomme la joie de la montagne (oros ganos) est tellement radieuse que les jeunes gens en font des couronnes qu'ils arborent fièrement le jour de leurs épousailles.

Non dépourvu de vertus, l'origanos, que les Romains nommeront origano, en plus d'être apprécié comme aromate en art culinaire, peut soulager les troubles nerveux de l'estomac, spasmes intestinaux, catarrhes, migraines, tics de la face, insomnies, bronchite, rhumatismes, maux de dents... Aristote note, au chapitre six de son neuvième livre de l'Histoire des animaux que la tortue ne craint pas le venin des vipères parce qu'elle mange de l'origan (origanos) en cas de morsure. Plus tard, les Italiens conjugueront le vert de l'origan au rouge de la tomate et à la blancheur du mozzarella pour assortir les couleurs de leur drapeau national à celles de leurs assiettes.

C'est pour rendre hommage aux vertus de l'Univers et de ses créations qu'origaNo, dont le nom rappelle la joie de la montagne de même que le Nô du théâtre antique des masques japonais, a été créé. Nous considérons l'existence humaine comme un passage dans un vaste théâtre où les acteurs arborent parfois tel masque, parfois un autre. Tout l'art d'exister réside dans le fait de reconnaître qu'il s'agit là d'un masque de passage.
:: Zoé  01:48  :: :: à vos claviers [4] ::
::  20050104  ::  
Einstein et la relativité
En juin 1905, Albert Einstein soumit une théorie aux Annales de la physique (Annalen der Physik plus précisément...) qui depuis a changé le cours de l'histoire. Les concepts d'espace, de temps et de vitesse avaient été abordés d'une façon qui, encore aujourd'hui, bousculent notre appréhension normale de l'univers.

L'année 2005 marque donc le centième anniversaire de cet ouvrage intitulé Théorie de la relativité (qualifiée retreinte depuis, en opposition à la Théorie de la relativité générale, publiée une dizaine d'années plus tard).

Lorsque vous sentez le vide existentiel ou le spleen saccager votre esprit, familiarisez-vous avec ces théories dans un de ces nombreux bouquins - cela vous aidera à réaliser, au-delà de romans comme Da Vinci Code, que vous habitez dans un espace à la fois magique et étrange. Vous refermerez le bouquin en vous exclamant "Merde, ce n'est pas de la science-fiction ça... !".

Ou encore, hasardez une visite vers une démonstration interactive des concepts avancés dans la théorie de 1905.

Et nous sommes loin encore des théories reliées aux super cordes...
:: zeus  18:56  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20041206  ::  
Windows XP SP2 - c'est OK !



origaNo est désormais harmonisé avec Windows XP SP2 !
Pour nos visiteurs sur Internet Explorer avec Windows XP SP2 qui ne pouvaient voir les contenus Flash, c'est maintenant que pouvez les découvrir !

Voir par exemple:
kurukshetra
aurore
amadeus
thé avec mussolini
horizon perdu
etc.

Désolés pour les inconvénients du passé !
:: zeus  00:26  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20041117  ::  
La mort, une amie ?
Improvisé ou froidement planifié, le rendez-vous avec cette grande dame figure dans chacun de nos agendas.

Cruelle ou amie, elle se présentera un jour ou l'autre, nous invitant à la suivre dans son sillage, laissant derrière nous un petit tas de poussière. Aucune richesse ne nous soustraira à cette issue !

Il ne demeurera qu'un souvenir, une trace dans les mémoires d'un être qui a passé, qui a contribué ou non au bien-être de son espèce.

Combien de temps nous faut-il pour y parvenir ? Combien de temps nous reste-t-il ? Une réponse gravée dans l'éternité suggère que demain, il sera trop tard pour avoir accompli ce qui devait l'être aujourd'hui. Cette même réponse suggère également qu'il est toujours temps de donner le meilleur de soi-même et ce, à chaque instant de notre existence.

Lorsque notre vie s'organise autour de ces réponses, alors la mort devient une amie réelle qui, le moment venu, nous fera franchir la porte menant à un autre état de notre destinée.
:: Zoé  02:33  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20040831  ::  
la colère éternelle
En ce jour d'aujourd'hui, où juifs, chrétiens et musulmans s'apprêtent à livrer un combat sans merci au terme duquel les agneaux immolés sur l'autel des Indices boursiers suffiront peut-être à calmer l'éternelle colère de leurs dieux, le peuple du monde entier réclame la paix.
:: Zoé  00:44  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20040825  ::  
bagdag - ses mille et une nuits...
Beaucoup d'écrits sont produits pour tenir compte de cette guerre qui s'éternise...

Alors que dire de plus ?
:: Zak  15:17  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20040815  ::  
la projection de la lumière
À mesure que mes doigts se délient sur les touches du clavier, mes pensées convergent vers un siècle lumineux des oeuvres remarquables de Molière, Racine, La Fontaine, Purcell, Bach, l'ukiyo-e japonais, Galilée, Shickard, Kepler... À Versailles, régnait un roi brillant comme le Soleil et dansant dans de grandes salles dont les gigantesques miroirs reflétaient les lustres et les pierres précieuses de ses magnifiques convives.

Un jour pourtant, il a tendu l'oreille à des maréchaux et a troqué ses pierres précieuses contre des canons et des munitions. Puis encore des munitions jusqu'à ce qu'il ne reste plus de pierres précieuses, jusqu'à ce qu'il ne reste plus de pain non plus pour nourrir le peuple.

De nos jours, Versailles nous remémore son faste et son déclin alors que les lettres, musique, science et philosophie réussissent à nous faire oublier l'arrogance et le mépris des badernes de tous les temps.

Puisse-t'on vivre dans un monde où maréchaux et munitions sont exposés dans les musées sous la rubrique despotes du passé...
:: Zoé  00:35  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20040801  ::  
le constat
Les suprématies politique et religieuse furent et demeurent des pastiches destinés à camoufler l'Ordre universel au profit de puissants dont les lois reflètent la faiblesse de systèmes qui s'écroulent inexorablement sur eux-mêmes tel des châteaux de cartes.

Comme la belle aux bois dormants au terme d'un siècle de sommeil, l'esprit universel s'éveille, ouvre les yeux, réalise et cherche l'issue de la cauchemardesque réalité quotidienne. Hé ho ! Quelqu'un s'est sûrement trompé quelque part. Pourquoi des yeux voient-ils ce qu'ils voient, des oreilles entendent-elles ce qu'elles entendent et des coeurs souffrent t'ils d'un spectacle que nos héros politiques et religieux feignent d'ignorer à l'encontre de leurs propres règles ? Les grands idéaux à l'origine des empires étant les premières victimes des guerres impérialistes, sur quelles valeurs s'établiront les nations futures ?

Lorsque la paranoïa devient le centre d'intérêt des institutions au détriment de leurs assises basées originellement sur la liberté et la vérité, un constat d'échec s'impose lentement, inexorablement.

Lorsque les atrocités commises sous nos yeux dans les écrans de toutes les télévisions du monde ne suffisent pas à attendrir le coeur de nos grands prêtres, il y a de sérieuses questions qu'en tant que membres involontaires de ces associations patriarcales, nous sommes en droit de poser.

Endormis suite à des millénaires de soumission, les peuples doivent remettre en question les institutions et les corporations séculaires avant qu'elles ne s'écroulent d'elles-mêmes sur leurs bases instables, révélant leurs crimes. Celles qui restent subiront tôt ou tard le même sort sans aide extérieure. C'est pourquoi, nous devons en ce moment-même, voir la réalité en face, accepter avec humilité que le sort de la planète est encore entre nos mains et mettre en oeuvre la manière de vivre pour réaliser une communauté universelle basée sur l'unique bienfait légué à l'humanité par le Grand Manitou : l'amour.

Notre cauchemar se réduira à un mauvais rêve lorsqu'une nation terrestre aura choisi de taire l'ignorance aveugle qui la paralysait et choisira d'aimer son prochain plutôt qu'un symbole monétaire ou religieux. Les vols et les meurtres seront chose du passé lorsque nous choisirons de partager plutôt que de gaspiller notre pécule.

Les armes, les guerres et l'argent deviendront inutiles. La Terre pourra peut-être continuer d'abriter les générations futures si nous cessons dès maintenant, individuellement et collectivement de sacrifier ses richesses sous le couvert de l'ignorance. Seul l'amour peut éviter à notre planète le sort inexorable qui l'attend si on continue de la mutiler de la sorte.
:: Zoé  00:45  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20040724  ::  
nos ancêtres les hominidés
Nos ancêtres les hominidés qui peuplent nos magnifiques bouquins encyclopédiques, passeraient sans doute de longs moments à observer leurs progénitures s'entretuer autour de misérables nappes de bitume. Ils n'y distingueraient pas a priori de signe évolutif, eux qui se battaient pour une étincelle de feu qui leur procurait lumière et chaleur.

Cependant, en y regardant de plus près, ils constateraient que le bitume alimente de gigantesques flammes, ce qui les effraierait en premier lieu jusqu'à ce qu'ils réalisent toute la puissance de cette mélasse minérale puante.

Ils comprendraient que grâce à elle, leurs filiations ont pu construire de gigantesques radeaux, d'énormes oiseaux de métal ainsi que des serpents sur roues de fer et des huttes sur quatre roues qui leur permettent de traverser mers et mondes en moins de temps que ne met le soleil pour franchir deux fois le même horizon.

Eux qui connaissaient le froid et la faim s'émerveilleraient devant l'opulence dans laquelle nagent leurs progénitures. Les mères d'alors comprendraient facilement que les mères d'aujourd'hui dorlottent leurs rejetons avec autant d'affection qu'elles en offraient aux leurs. Les pères d'alors par contre, auraient du mal à s'expliquer comment les hommes d'aujourd'hui peuvent tuer et mutiler leurs semblables.

Ils ignoraient sans doute que beaucoup plus tard, très longtemps après eux, l'évolution de leur espèce l'autoriserait à massacrer ses congénères au nom d'un dieu craint par ceux qui l'entendent car il a toujours précédé les pires horreurs.

Pourtant, l'amour fut à l'origine de la création des espèces, fut-elle évolutive ou créationiste, sa conception nécessita la bonne dose de cet élixir qui fait défaut sur notre planète dont l'expansion de la haine déborde de par trop les limites de la coupe de la vie.
:: Zoé  00:38  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20040720  ::  
la première mère
Nous ignorons si elle était quelque part ou si, en engendrant, elle devint ce quelque part. Nous cherchons celui qui l'a ensemencée sans savoir s'il existe. L'éclatement de son placenta marqua le début du Temps et engendra une rivière aux eaux dorées plus lumineuses et brûlantes que tous les soleils réunis dans laquelle se baigne encore sa progéniture.

Des quatre premiers-nés, Neutrono et Protona choisirent le Temps comme témoin alors que Pasneutrono et Pasprotona s'établirent au royaume de Sanstemps. Une infinitésimale fraction de seconde plus tard, Électrono et Positrona nageaient au gré du Temps dans la mare maternelle alors que Pasélectrono et Paspositrona suivaient une autre voie qui pouvait être aussi bien une mamelle de la Mère universelle que la tutelle paternelle, qui sait ?

Au fil des millisecondes suivantes, le jeune Temps filait très lentement pendant que les enfants se multipliaient à un rythme accéléré tout en suivant la rivière dont le cours continue à se tracer de nos jours. Il aura fallu moins d'une seconde à ces nouveaux-nés pour former les premières familles atomiques à l'origine des composés chimiques de l'Univers.

Les premiers astres virent le jour un milliard d'années après le Temps et se perpétuent encore à mesure que la rivière originelle se refroidit. Parmi eux, un jeune adolescent, notre Soleil, s'est fusionné il y a près de 5 milliards d'années, soit 10 milliards d'années après le début du Temps. La Terre et ses soeurs lui tournent autour depuis leurs naissances...
:: Zoé  00:43  :: :: à vos claviers [0] ::
::  20040716  ::  
la Terre, notre hôte
La Terre est issue d'une longue lignée dont la postérité est supérieure à tout ce qu'il est possible d'imaginer. Les plus savants d'entre nous se perdent en conjectures quant à ses aïeuls plausibles. D'après leurs calculs, il faudrait que le Soleil voyage 100 mille fois plus vite pour visiter en une année la centaine de milliards de royaumes de ses frères situés dans la Voie lactée. La visite de ses cousins des galaxies voisines nécessiterait davantage de temps que notre éternité nous permet d'imaginer.

À l'échelle des astres, les festins se prolongent de telle sorte que les convives ont tendance à oublier leurs statuts d'origine et s'installent à demeure chez leurs hôtes. Ces alliances sidérales semblent s'organiser derrière un voile noir dont la nature échappe à l'intelligentzia terrestre. Il est ainsi peu souhaitable que le Soleil visite ses proches parents. Notre planète et ses soeurs en sont conscientes. C'est pourquoi, à l'instar du Soleil et de ses frères, elles conservent un espace entre elles suffisamment grand pour maintenir leurs autonomies respectives et se partager les bienfaits des rayons lumineux.

Plusieurs festins au cours desquels les invités se sont amalgamés brûlés, écorchés jusqu'à devenir une boule de roche en fusion dans l'espace tournoyant autour du Soleil sont à l'origine de la Terre. Après une enfance mouvementée et agitée, son épiderme fut longtemps la proie d'éruptions qui ont mis des millénaires à se cicatriser et qui ont marqué sa chair à jamais. Les premières pluies qu'elle a connues étaient acides et s'adoucirent à mesure que ses éruptions diminuaient. Lorsqu'elle se fut assagie et apaisée, la vie s'y installa.

Par la suite, plusieurs espèces, les unes après les autres, ont piétinée et ont cru posséder le sol duquel ils sont surgis jusqu'à ce que tragiquement pour les unes et évolutivement pour les autres, elles disparaissent et soient remplacées par des êtres dotées d'attributs qui faisaient défaut aux précédents.

Dans cette longue saga, le peuple terrestre demeure un passager temporel bien éphémère et insignifiant aux yeux du grand manitou céleste. Les causes et les buts de notre brève figuration dans nos rôles de convives de la planète Terre, demeurent à ce jour un des plus anciens mystères non encore élucidés. Notre seule certitude réside dans le fait qu'il s'agit d'un simple passage et que nous ignorons l'allure des prochains invités sur le sol que nous empruntons et que nous laisserons à ceux qui viendront.
:: Zoé  00:40  :: :: à vos claviers [0] ::